Samuel Maruta, qui possédait un esprit d’aventure inépuisable malgré son passé dans la finance, s’est retrouvé à Saigon avec sa famille pour se ressourcer. C’est là qu’il a croisé le chemin de Vincent Mourou, qui venait de laisser derrière lui sa florissante carrière publicitaire à San Francisco pour une odyssée introspective au Vietnam. Leur rencontre fortuite lors d’un voyage de camping dans la jungle en 2010 a fait naître chez lui un désir commun de rompre avec l’ordinaire.
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Vincent Mourou — 00:00
[Musique entraînante] Quand nous avons découvert qu'il y avait du cacao au Vietnam, la question était : pourquoi personne n'en fait rien d'intéressant ? Nous étions séduits par l'idée que, wow, il y a du cacao. Nous pourrions éventuellement faire du chocolat. Pourrions-nous en faire le meilleur chocolat possible ? Nous nous sommes donc lancés sur cette voie, afin de répondre à cette question.
Samuel Maruta — 00:25
Il s'agit vraiment de découverte de soi. [Rires] Vous savez ? [Musique entraînante] Et la raison pour laquelle nous faisions cela ici au Vietnam est que vous aviez vraiment l'impression que vous pouviez faire des choses, euh, ici.
Vincent Mourou — 00:40
Je veux dire, quand vous vivez dans un endroit qui a... qui a de la bonté, qui a une certaine richesse et une tradition culinaire, vous ne pouvez que penser que le chocolat sera très bon.
Vincent Mourou — 00:50
Bonjour. Je suis une cabosse de cacao. J'ai 30 à 40 fèves à l'intérieur. Rah.
Samuel Maruta — 00:58
Certains achètent des fèves de cacao. Nous chassons les fèves de cacao. [Rires]
Vincent Mourou — 01:06
[Musique entraînante] Pour obtenir les meilleures fèves, nous devons monter en voiture [rires] et nous rendre à la campagne. [rires]
Samuel Maruta — 01:18
Nous ne dépendons donc pas d'un intermédiaire pour nous apporter quelque chose. C'est ça le secret, vraiment, de ce que nous faisons. [Bruit de porte] Whoa. [Bruit de porte] Doucement, doucement. [Bruit de porte] Les gens ont cette idée que le cacao, d'où qu'il vienne, allait finir dans la même barre Hershey ou Cadbury's. Il y a eu un mouvement de recul par rapport à cela.
Vincent Mourou — 01:39
[Musique entraînante] Nous nous sommes rendu compte que nous obtenions des fèves, euh, qui avaient des saveurs très différentes. [Grogne] Meilleures. [Aboiements de chien] Les fèves venaient de diverses provinces du sud du Vietnam. C'était très excitant pour nous.
Samuel Maruta — 01:58
Par exemple, nous avons des fèves de Ba Ria qui ont un profil de fruits rouges. Nous avons des fèves du delta du Mékong qui ont [bruit de fèves] des saveurs légèrement exotiques, comme la réglisse ou la cannelle ou le miel, des choses que l'on ne trouve normalement pas dans le cacao.
Vincent Mourou — 02:17
Ça va être bon.
Samuel Maruta — 02:18
Il y a un vrai côté épicé, de vieilles épices. [Rires]
Vincent Mourou — 02:21
Nous avons décidé de l'exposer, donc chacune de nos barres reflète la diversité des goûts que nous trouvons dans les fèves de cacao. [Applaudissements] Nous voulons être excités par les fèves que nous achetons. Et cela nous donne une idée de ce que le chocolat peut potentiellement devenir. [Musique douce]
Interviewer — 02:43
Quel est l'esprit de Marou ?
Vincent Mourou — 02:45
L'es- Oui, donc l'esprit de Marou...
Samuel Maruta — 02:51
Authenticité.
Vincent Mourou — 02:53
Amusement.
Samuel Maruta — 02:54
Aventure.
Vincent Mourou — 02:56
Nous voulons faire quelque chose de vraiment bien.
Samuel Maruta — 02:58
Les diplômés de Cambridge, euh, à l'époque édouardienne, leur grande question philosophique était : être bon est-il supérieur à faire le bien ? Je pense que chez Marou Chocolate, nous répondons à cette question en disant que le bon goût est celui qui a la préséance, et en ayant bon goût, nous faisons le bien et nous sommes bons. [Rires]
Vincent Mourou — 03:24
D'accord.
Samuel Maruta — 03:24
Je suis sûr que nous pouvons reformuler cela. [Rires]
Vincent Mourou — 03:27
[Rires] C'était cool, en fait. J'ai aimé ça. [Musique entraînante]
Une recherche Google pour « plantation de cacao » a conduit Sam et Vincent dans une ferme de la province de Ba Ria, une aventure sans adresse qui a jeté les bases de Marou Faiseurs de Chocolat. Lors du voyage de retour à Saigon, ils ont fait le vœu solennel de donner vie à ce voyage de fabrication du chocolat, en commençant par un mixeur, un four et des moules à gâteaux dans la cuisine de Sam.
Samuel et Vincent continuent de s’appuyer sur un réseau étroit de petits agriculteurs auprès desquels ils achètent les meilleurs grains, un sac à la fois, à un prix élevé.
Marou Faiseurs de Chocolat est l'une des entreprises pionnières du « bean-to-bar » en Asie et l'une des rares au monde à fabriquer du chocolat à sa source. Ce qui a commencé comme le rêve de deux Français aventureux s'est transformé en une marque de chocolat noir pur, entièrement fabriqué à partir des meilleurs ingrédients que le Vietnam a à offrir.

